D2 : Au tour du softball !

Une seconde équipe aux couleurs des Patriots participera à un des championnats nationaux de la FFBS : il s’agit des garçons du softball qui se sont engagés en Division 2 pour la saison 2019. Un défi à la fois sportif, financier et organisationnel qui répond aux objectifs fixés lors de la création de l’équipe il y a quelque quinze mois. Pour autant, cette exaltante aventure ne compromet pas l’esprit de mixité de la section, bien au contraire.

Le deuxième étage de la fusée

L1, N1, D1, D2 … non, ce ne sont pas des coordonnées de bataille navale ! Même si ces abréviations sont plus familières aux amateurs de sport qu’aux béotiens de la batte, il est parfois difficile de comprendre la hiérarchie qui régit ces différents échelons ; surtout dans des sports comme les nôtres où les formules de championnat peuvent changer d’une saison à l’autre. Voyons donc d’un peu plus près à quoi correspond ces différentes désignations.

En softball, comme au baseball d’ailleurs, l’élite n’est pas dénommée ligue 1 mais division 1 (D1). Cette compétition, organisée depuis 1990, attribue le titre de Champion de France et envoie son vainqueur en Coupe d’Europe. Comme nous l’apprend le site fédéral, le palmarès est dominé par les clubs méridionaux : Pessac (33) 10 titres et Montpellier (34) 3 titres. Les franciliens font eux aussi bonne figure puisque la coupe fut rapportée à Paris par nos voisins du BAT et du BCF à 10 occasions. Toutefois, ces deux clubs historiques ne sont désormais plus présents qu’à l’échelle régionale et ce sont actuellement les Little Mice du Thillay et les Caribous de Limeil-Brévannes qui portent au plus niveau l’étendard d’Île-de-France.

Fraîchement rebaptisée, la Division 2 n’est ni plus ni moins que l’anti-chambre de l’élite du softball masculin national. L’édition 2019 sera seulement la 4è de cette compétition encore récente qu’on connaissait jusque-là sous l’appellation Nationale 1.

On résume : tout en haut on a la D1. Puis vient la D2. Et enfin, les championnats régionaux pour les ligues où le softball masculin est actif : IDF, Aquitaine, Rhône-Alpes et PACA.

.Division 2 softball 2019 logo.

Engageons-les, ils verront du pays

Alors que l’équipe masculine est encore toute jeune et que son étagère à trophées est pour le moment encore vide, on peut s’interroger sur la pertinence d’une telle montée. D’autant que la marche à gravir, tant du point de vue sportif que financier, n’est pas moins haute que chez le cousin baseball. Certes, il n’y a pas besoin d’investir dans des battes en bois, comme c’est le cas en baseball quand on passe de régionale à nationale, mais il faut là aussi prendre en charge les frais d’arbitrage et de scorage mais aussi et surtout les lointains déplacements. Pour le moment on ne sait pas encore quelles seront les étapes du tour de France des terrains que devront accomplir nos gars : Noisy-le-Grand ? Nantes ? Strasbourg ? Nice ? Seul le tirage au sort nous le dira ! Une chose est sûre : ils sont bien partis pour parcourir presque autant de kilomètres qu’un maillot jaune au mois de juillet.

Ce grand saut qui peut paraître à première vue prématuré fait néanmoins suite à une réflexion menée en interne afin de s’assurer de la faisabilité du projet ainsi que de la motivation et de l’engagement des joueurs. Car c’est avant tout pour répondre à leurs envies qu’il a été décidé de passer à l’étage supérieur. En effet, la majorité d’entre eux sont maintenant des softballeurs à plein temps qui ont fait le choix de sacrifier le baseball et ses opportunités de haut niveau pour se consacrer à cette discipline injustement délaissée. Ce qui constitue une récompense sportive pour eux est également un prolongement de l’essor que connaît le club depuis cinq ans, toutes sections confondues.

Transmission des signaux par bouche-à-oreille.

Défi masculin mais esprit d’équipe mixte

Cependant, les ambitions de l’équipe masculine ne risquent-elles pas de faire de l’ombre à l’équipe féminine et aux équipes mixtes ? On vous répondra non car, chez les Patriots, il a toujours été hors de question de laisser qui que ce soit de côté. Pour preuve, les entraînements sont de nouveau mixtes. On espère ainsi créer une émulation entre les garçons et les filles, qui elles aussi rêvent de nationale. Le slowpitch non plus ne sera pas lésé ; il est même envisagé d’engager non pas une mais bien deux équipes dans le championnat régional printanier ; et peut-être même de participer à l’Open national à l’automne prochain.

En attendant le premier playball national, l’hiver est déjà là avec sa ribambelle de tournois en gymnase. Les garçons ont démarré leur préparation avec la Winter League qui se tient au Thillay (95), tandis que les filles participent à la Winter League féminine (CD91 à Evry) cette fois-ci. Quant au traditionnel Mixt’In, il a débuté quelques jours après le Nouvel An. De quoi rester bien au chaud en attendant les jours plus cléments du printemps et le retour sur les terrains de Vincennes.

Related Posts

No comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *